Patrimoine religieux

LE PATRIMOINE RELIGIEUX

Comme beaucoup de communes anciennes, Saint-Ignat possède un patrimoine architectural religieux et militaire, mais qui reste assez modeste.


A. Eglise Saint Martin à Saint-Ignat

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L’Eglise de Saint-Ignat a la particularité de reposer sur diverses constructions d’époques variées. Son origine est une chapelle construite dans l’enceinte du château seigneurial, a pour patron Saint Martin. Les seules traces de la chapelle sont les tourelles situées de chaque côté du clocher. La nef est d’époque gothique (XIVe et XVe siècle). Le clocher, le chœur et les chapelles latérales sud ont été réalisés au XIXe siècle sous l’égide de P. Saignol, curé de 1830 à 1879.

A l’intérieur de l’Eglise, on trouve un linteau roman provenant d’un édifice antérieur, aujourd’hui enclavé dans le mur près de la porte méridionale. Sur ce tympan est représenté la Passion du Christ. On peut voir les scènes de l’Adoration des Mages, des Saintes femmes au tombeau, ainsi que de la Descente de croix. Cette dernière scène aurait été inspirée par les modèles espagnols eux-mêmes dérivés des compositions répandues par des miniatures et des ivoires depuis le Xe siècle. Ce linteau est classé aux Monuments Historiques depuis 1906.

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Le cimetière s’étendait au sud-est de l’église. Un sarcophage en pierre, de forme rétrécit vers les pieds et absence de niche traduisant une origine ancienne, a été retrouvé sur la pente septentrionale de la butte.
Il y avait des prêtres communalistes au XVe siècle. Jusqu’en 1789, le curé était nommé par l’abbé de Cluny.

B. Réplique de la grotte de Lourdes

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Cette réplique de la grotte de Lourdes se situe sur le terrain de football derrière la salle des fêtes de Saint-Ignat.

C. Les croix
Voici quelques exemples des croix que vous pourrez trouver sur notre commune, au hasard de vos promenades.

a) Les croix commémoratives :

La croix de la place de Saint-Ignat
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Cette croix date du 19è siècle. Réalisée en fonte et andésite, elle est de taille relativement imposante. Un cœur symbole de la Passion est accroché au montant. Les amortissements sont ornés de motifs décoratifs. Le piédestal comprend six degrés, et le socle maçonné est de forme cubique avec un entablement débordant.

La croix de la Mission, à Saint-Ignat
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En fer forgé et andésite et de taille plus modeste que la précédente, elle fait face à l’entrée de l’église. La Passion est évoquée par la présence du cœur et de la couronne d’épines au centre du croisillon ainsi que la présence des trois clous sur les bras et sur le fût de la croix. Les éléments de décors sont reliés à l’armature par des boules.
Elle a été érigée en 1776 par des missionnaires envoyés par l’Eglise après la tourmente révolutionnaire pour restaurer la pratique religieuse.

Croix Place Jean et Marie Darenne, à Champeyroux
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Datation : 1927
Croix taillée selon des éléments de la nature. Des pierres pour le socle et un arbre enlacé de verdure pour la croix où gît le Christ.
Inscriptions : « à la mémoire de nos braves 1914-1918 ; don de Mademoiselle Darenne de Champeyroux décédée le 15 avril 1924 », une pierre au sol porte le nom de « Jean Darenne » et une autre l’année d’édification « MDCCCCXXVII » c’est-à-dire 1927.

b) Les croix des chemins ou des villages :

1. Saint-Ignat, sortie du bourg, D-17 direction les Martres-sur-Morge
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Datation : XVe siècle
Croix cylindrique avec médaillon central circulaire et amortissements fleuronnés. Le médaillon est orné de figures très fines, rappelant le travail de l’ivoire. On y voit le Christ entouré de la Vierge et de Saint Jean et une Vierge à l’enfant couronnée entre Sainte Barbe et Sainte Catherine.

2. Champeyroux, rue du clos Milan et rue des Ecoles.
Croix pattée aux extrémités arrondies. Sans figuration.

3. Buxerolles, place Sainte Anne
Datation : XVe siècle - Fin XVIIe siècle
Croix en andésite, de section cylindrique avec une représentation du Christ entouré de Jean et de Marie. L’autre face représente une magnifique pieta.
Il s’agit certainement de la plus ancienne croix de la commune. Cette croix, placée sur le chemin de Champeyroux à Maringues, a vraisemblablement été saccagée et brisée au cours d’une bataille contre la ligue, pendant les guerres de religion sous Henri III.
La place Sainte-Anne porte le nom de la Sainte patronne du village. Sainte Anne, l’épouse de Saint Joachim, était la mère de la Sainte Vierge. Elle est la patronne des menuisiers, des ébénistes, des tourneurs et des institutrices (de jadis).

4. Tyrande, croix du carrefour des Rue des Dames, Rue du Désir, rue du Château et Route des Marronniers.
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Croix en andésite, de section cylindrique très simple, sans figuration, seulement un titulus avec « INRI ». Socle maçonné en forme de meule et dé octogonal.

5. Villeneuve l’Abbé, croix de Place des Marronniers
Datation : 1723
Croix simple, sans figuration.


D. Villeneuve l’Abbé, origine du nom
Au début du Moyen Age, vers le VIe siècle, une communauté de moines s’établissait et construisait un monastère sur un domaine de la paroisse de Saint-Ignat. De cette abbaye est né le village de Villeneuve l’Abbé. La chapelle, dont la seule trace actuelle est un bénitier, fut dédiée à Saint Sennem et Saint Abdon. Saint Abdon, dont une impasse du village porte son nom, est le saint patron de Villeneuve l’Abbé.